Se perdre dans le temps,
C’est s’oublier dans le désert.
Enchaîné par ce désert,
Assoiffé par ce temps,
Les brefs grains de sable
Et les minuscules secondes s’amoncellent
Sous mes pas.
Effort inutile,
A l’horizon le temps s’enfuit,
A jamais ce sable se soulève sous mes yeux.
Au loin,
Les mirages furtifs s’évadent
La mort le saura-t-elle ?
Pour oublier c’est facile,
Il suffit de regarder avec ennui
Le grand sablier écrouler ses larmes de pierre.
avril 1997